Pour lutter contre les inégalités
sociales et la focalisation de problèmes
sur certains sites urbains bien déterminés,
le Gouvernement a mis en place depuis une vingtaine
d’années la politique de la ville.
Pour compléter les divers dispositifs existants,
la loi d’orientation et de programmation
pour la ville et la rénovation urbaine,
du 1er août 2003, a instauré la création
de l’Agence Nationale pour la Rénovation
Urbaine (ANRU).
La mise en place de l’ANRU, en janvier
2004, permet aux élus locaux et aux bailleurs
sociaux de mettre en œuvre des projets
globaux de rénovation urbaine comprenant toutes
les opérations liées au logement
social (construction, réhabilitation,
résidentialisation ou démolition)
et les aspects liés au réaménagement
des voiries et des espaces. Ces projets seront
l’occasion de repenser la place de ces
quartiers dans la ville et de privilégier
la qualité urbaine et architecturale.
Cela permettra également de remédier
au nombre insuffisant de logements sociaux.
L’ANRU, guichet
unique, permet de mobiliser
des crédits importants, sur cinq
ans,
en mutualisant les moyens, afin de traiter
massivement et rapidement les territoires les
plus sensibles
et de transformer les quartiers en profondeur.
Sont en effet essentiellement concerné par
l’ANRU les quartiers de grands ensembles
et d’habitats dégradés classés
en Zone Urbaine Sensible. Les conventions de
Grands Projets de Ville (Montpellier dans l’Hérault)
et les Opérations de Rénovation
Urbaine (Montpellier et Béziers dans l’Hérault)
seront honorés par l’ANRU. L’objectif
national est la construction de 200 000 logements
locatifs sociaux, la réhabilitation ou
restructuration de 200 000 logements et la démolition
de 200 000 logements vétustes. L’Etat
mobilisera, à titre exceptionnel, en moyenne
465 millions d’euros par an pour cette
politique, soit 2,5 milliards d’euros
sur 2004-2008.
Les
objectifs de l’ANRU sont de :
- réduire les écarts socio-économiques
entre les quartiers
- renouveler les logements
sociaux, en particulier des zones urbaines
sensibles
- de créer un guichet unique
regroupant des crédits nationaux
- de
rassembler, au sein de l’agence, des
financeurs et des partenaires nationaux du
programme de rénovation urbaine.
Le fonctionnement de ce dispositif :
Un délégué territorial de
l’ANRU est nommé dans chaque département
(sous-préfet ou directeur départemental
de l’équipement ; pour l’Hérault,
M. VIGNES, Secrétaire Général,
a été désigné). Il
assure l’instruction des dossiers de demande
de financement, veille à ce que le renouvellement
d’un territoire ne se fasse pas au détriment
d’un autre quartier et conseille également
les maîtres d’ouvrages pour l’élaboration
du projet.
Le maire ou le président de l’Agglomération
est le pilote du dossier et le projet est élaboré sous
son autorité. Il conduit la maîtrise
d’ouvrage publique, associant avec l’Etat
toutes les collectivités et les partenaires.
L’Etat, localement, appuie et assiste la
collectivité. Le Préfet reçoit
le dossier du maire et prépare l’avis
de l’Etat avant de le transmettre à l’ANRU.
Le comité technique de l’ANRU vérifie
la cohérence du projet (qualité du
projet urbain, concertation et gestion de proximité,
relogement et reconstitution de l’offre
de logement, recherche de mixité sociale
et fonctionnelle) puis valide le cas échéant
le dossier. L’ANRU prend la délibération
et le préfet prépare une convention
pluriannuelle signée avec les divers
partenaires.