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La
région Languedoc-Roussillon :
un patrimoine remarquable et une vie artistique dynamique
La région Languedoc-Roussillon
a la particularité d'offrir un riche patrimoine ancien
et contemporain, de renommée internationale. Citons
pour exemples la grotte et le musée de préhistoire
de Tautavel, le Pont du Gard (plus de deux millions
de visiteurs par an pour le plus haut aqueduc romain
conservé), le Canal du Midi et la Cité de Carcassonne,
tous trois inscrits au Patrimoine mondial par l'UNESCO
respectivement en 1985, 1996 et 1997. L'art roman
de Saint-Gilles du Gard et de Saint-Guilhem-le-Désert
est aussi inscrit sur la liste du patrimoine mondial
au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle,
il s'illustre encore à Saint-Michel de Cuxa et à Serrabone.
Pézenas, Montpellier, Nîmes offrent nombre d'hôtels
particuliers remarquables des XVIIe-XVIIIe siècles
et quelques grands noms de l'architecture contemporaine
ont signé des édifices ou des ensembles significatifs
: Sir Norman Foster pour Carré d'art et Jean Nouvel
pour Nemausus à Nîmes, Ricardo Bofill pour Antigone
et Paul Chemetov pour la bibliothèque et les archives
municipales à Montpellier. Pour clore ce trop rapide
survol, citons enfin les cinq "villes d'art" : Mende,
Uzès, Villeneuve-lez-Avignon, Narbonne, Pézenas, Nîmes,
" ville d'art et d'histoire " et le Pays d'art et
d'histoire de la Têt.
Cette région est,
par rapport à son chiffre de population, au quatrième
rang en nombre d'artistes installés sur son territoire,
une communauté fortement touchée par la crise économique.
Des festivals anciens tel le Festival de Prades, et
internationaux tels Montpellier Danse, le Printemps
des Comédiens, la Nouvelle Danse à Uzès, des formations,
comme l'Orchestre philharmonique de Montpellier, devenu
orchestre national en 2000, des créateurs, le chorégraphe
Dominique Bagouët en son temps, aujourd'hui Mathilde
Monnier, consacrée Grand Prix national 1999 par le
ministère de la Culture et la Communication, le metteur
en scène Jean-Claude Fall, les peintres Vincent Bioulès,
Claude Viallat, Hervé Di Rosa, les écrivains Jean
Rouaud, Christine Angot,. sans oublier la littérature
occitane avec Max Rouquette, la littérature francophone
avec René Depestre... manifestent d'une intense créativité
artistique.
Point de destination
important du tourisme nordique via la Vallée du Rhône,
cette région reste aussi le passage obligé de l'Italie
à l'Espagne, depuis l'antique Via Domitia jusqu'au
TGV. Ce double axe de communication interrégional
et transeuropéen s'accompagne aujourd'hui d'une collaboration
renforcée avec les régions voisines, Rhône-Alpes et
Provence-Alpes-Côte d'Azur, et d'échanges avec les
régions jumelles de la Toscane et de la Catalogne,
avec l'Allemagne grâce à la Maison de Heidelberg.
Les principales
actions menées par la direction régionale des affaires
culturelles dans la région Languedoc-Roussillon
Dans le secteur patrimonial,
sont à signaler particulièrement :
Service
régional de l'Archéologie :
parmi la soixantaine de fouilles programmées : Ambrussum,
Villeneuve-lès-Maguelone, le pilotage du centre archéologique
de Lattes (chantier international, centre de recherches
et de documentation), et le suivi d'une cinquantaine
de fouilles de sauvetage, dont celles sur le parcours
de l'autoroute A 75 ; la publication en 1999 avec
Gaz de France d'une plaquette sur celles réalisées
le long du gazoduc "Artère du Midi" ; l'ouverture
en 2000 du musée de site gallo-romain Villa Loupian
; en projet pour 2000/2001, une exposition sur le
résultat des fouilles sur le tracé du tramway à Montpellier.
Conservation
régionale des Monuments historiques :
la protection de l'aqueduc du Pont du Gard sur son
parcours Uzès-Nîmes, la protection d'un îlot du Camp
de Rivesaltes en 2000 comme lieu de mémoire - en 1999
: 1850 édifices protégés dont 510 monuments historiques
classés, 1271 inscrits, 69 classés et inscrits (le
rythme des protections annuelles est de l'ordre de
25 à 30 édifices) -; parmi la soixantaine d'opérations
sur les immeubles protégés, la restauration de la
citadelle de Mont-Louis, Saint-Jean-le-Vieux à Perpignan,
la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, ainsi que
la restauration d'objets mobiliers (8943 protégés)
comme les orgues de Saint-Louis de Sète et ceux de
l'église de Clermont-l'Hérault, et surtout, l'exceptionnel
Retable de Bethleem (pierre polychrome, XIVe s.) réinstallé
dans l'ancienne cathédrale de Narbonne en 2000 ; enfin,
la mise en place de campagnes d'études sur le thermalisme,
l'amphithéâtre romain de Nîmes.
Service
régional de l'Inventaire : l'abondante
documentation constituée par le service de l'inventaire,
chargé de réaliser le recensement du patrimoine mobilier
et architectural, est accessible sur les bases informatiques
nationales (MERIMEE et PALISSY) et au centre de documentation
du patrimoine de la DRAC. Des produits multimédias
et, en 2000, une présentation de Pézenas sur le site
internet du ministère viennent renforcer l'action
de restitution des publications : sur la ville de
Montpellier, 1.La demeure médiévale, 1991, 2. La demeure
classique, 1994, 3. La ville médiévale, 1992, les
cantons de Gignac, Villefort... Dans la collection
Images du patrimoine sont parus en 1998 Le patrimoine
industriel de l'Aude et la ville de Pézenas, dans
la collection Itinéraires du patrimoine, un itinéraire
du Montpellier protestant, en 2000 : Le Train Jaune,
et L'Indicateur du patrimoine industriel de la Lozère,
auxquels s'ajoutent les autres publications des Editions
du patrimoine : Le Fort de Salses, Aigues-Mortes,
et la Cité de Carcassonne.
Service
du patrimoine ethnologique :
le pilotage des ethno-pôles du musée de l'Etang de
Thau à Bouzigues et du GARAE, sis à la Maison Joë
Bousquet - maison des mémoires à Carcassonne ; le
suivi d'études sur le patrimoine fluvial et maritime
(navigation, pêche et conchyliculture) et sur l'anthropologie
urbaine ; dans le cadre de l'Atelier de rencontres
et de recherches comparatives en ethnologique (ARCE),
la réalisation d'un bulletin Ethnosud, la contribution
à la tenue de rencontres d'ethnologues avec le grand
public dites le Bistrot des ethnologues, et à l'organisation
d'un prix de la littérature ethnographique décerné
à l'automne.
Dans le secteur des
arts vivants, l'Etat participe au fonctionnement d'associations
et d'organismes de création et de diffusion artistique
et intellectuelle. Parmi ceux-ci, on peut citer :
pour
le théâtre :
- le centre dramatique national
de Montpellier, Théâtre des 13 Vents, dirigé par
Jean-Claude Fall,
- les trois scènes nationales d'Alès,
Narbonne, et Sète, le théâtre missionné de Nîmes,
- le centre national des écritures
du spectacle de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon,
dirigé par Daniel Girard,
- le Printemps des Comédiens, dirigé
par Daniel Bedos ;
pour
la musique et la danse :
- l'orchestre national de Montpellier,
dirigé par René Koering, surintendant de la musique,
Friedemann Layer, directeur musical, Philippe Grison,
directeur délégué ;
- l'opéra de Montpellier, directeur
: Henri Maïer,
- le Festival de Montpellier et de
Radio France, dirigé par René Koering,
- l'association Musique et Danse
en Languedoc-Roussillon (ex-ARAM LR),
- le centre régional des musiques
traditionnelles (associé à l'ARAM LR),
- le centre chorégraphique national
de Montpellier, dirigé par Mathilde Monnier,installé
dans l'ancien Couvent des Ursulines, restauré avec
la participation de l'Etat,
- le Festival de Montpellier Danse,
dirigé par Jean-Paul Montanari,
- le Festival de la Nouvelle Danse
d'Uzès, dirigé par Didier Michel,
- les associations départementales
pour la danse et la musique (ADDM).
pour
les arts plastiques et les musées :
- le FRAC (Fonds régional d'art
contemporain) à Montpellier,
- le CRAC (centre régional d'art
contemporain) à Sète,
- le FRAM (Fonds régional d'acquisition
pour les musées),
- le Carré d'Art, médiathèque et
musée d'art contemporain de Nîmes,
- ainsi que le Musée Fabre à Montpellier,
le Musée d'art sacré à Pont-Saint-Esprit, le musée
d'art moderne à Céret, le musée de la cloche et
de la sonnaille à Hérépian,
- une dizaine de mini centres d'art
et galeries répartis dans l'espace régional (Baillargues,
Sigean, Montolieu, Le Vallon du Villaret...)
Parmi
les innovations accompagnées par la DRAC en 1999/2000
:
- les premières résidences d'artistes
dans le cadre de la préfiguration d'un établissement
culturel départemental en Lozère,
- l'ouverture du Musée international
d'art modeste à Sète,
- la mise en place de quatre Espaces
Culture Multimedia (Nîmes, Montpellier, Carcassonne,
Prades),
- la préfiguration d'un pôle de ressources
d'éducation au cinéma, à l'audiovisuel et aux nouvelles
technologies articulé sur trois sites (Montpellier
et Perpignan).
- l'ouverture prochaine de la Bibliothèque
municipale à vocation régionale (BMVR) / archives
municipales de Montpellier.
L'Etat en région soutient les principaux
établissements d'enseignement tels :
- les conservatoires nationaux de
région à Montpellier et à Perpignan,
- l'école nationale de musique de
Nîmes,
- l'école départementale de musique
de la Lozère,
- les écoles des beaux-arts de Nîmes,
Montpellier et Perpignan.
En matière d'investissement, la participation
de l'Etat à l'aménagement culturel de la région continue
de porter sur la construction de bibliothèques/médiathèques
(quinze en projet pour les cinq ans à venir) soit
un programme annuel d'environ 10 MF.
Les perspectives
d'action de l'Etat en Languedoc-Roussillon :
Elles s'organisent
autour de quatre axes :
- le renforcement des institutions
qui constituent la " colonne vertébrale " culturelle
de la région,
- le rééquilibrage de l'action de
l'Etat en faveur du sud de la région (l'Aude et
les Pyrénées Orientales) et du nord (la Lozère)
à majorité rurale, moins riches ou plus enclavés
;
- le renforcement de la professionnalisation
des acteurs culturels par une politique de formation
permanente (création d'un BEATEP médiateur du livre
et d'un BEATEP cinéma),
- le développement de la valorisation
des sites et monuments par un accueil plus professionnel,
une approche plus scientifique et le développement
d'actions liées au spectacle vivant.
L'action du ministère de la Culture
en région s'exerce enfin dans le cadre de conventions
de développement culturel (une dizaine de collectivités
concernées), du contrat de plan Etat-Région, d'un
schéma des services collectifs culturels. Ces différents
cadres ont pour objet de concentrer les moyens sur
des objectifs contractuels et des territoires identifiés.
L'Etat en région
au service de l'aménagement culturel du territoire
La direction régionale
des affaires culturelles de Languedoc-Roussillon assume
en région les missions du ministère de la culture
en collaboration avec les collectivités territoriales,
les associations, les structures culturelles (théâtres,
bibliothèques, festivals ...), les établissements
d'enseignement général, de la maternelle à l'enseignement
supérieur, les établissements agréés de pratiques
culturelles.
Cette collaboration
s'exprime sous la forme d'une politique concertée
de protection et de valorisation du patrimoine, d'un
soutien financier aux organismes de création et de
diffusion artistique, d'une coopération contractuelle
avec les autres collectivités publiques, l'objectif
général étant de contribuer au développement culturel
de la région dans le domaine du patrimoine : l'archéologie,
l'inventaire, l'ethnologie, les monuments historiques,
dans les autres domaines : les arts plastiques, les
musées, la musique et la danse, le livre et la lecture,
le théâtre, le cinéma et l'audiovisuel.
Le mouvement de déconcentration
des missions, des procédures et des moyens au sein
du ministère de la Culture est réel en Languedoc-Roussillon,
notamment concernant les crédits d'intervention pour
les grands établissements du spectacle.
Par ailleurs, la direction
conduit et coordonne en région les manifestations
nationales : la Semaine de la langue française, le
Printemps des Poètes, le Printemps des musées, la
Fête de la musique, les Journées du patrimoine, le
Mois du patrimoine écrit, Lire en fête.
Le personnel d'Etat
en région compte environ 320 agents, dont 112 au siège
de la direction régionale, les autres agents étant
répartis dans les monuments nationaux, la manufacture
de Lodève, ou encore mis à disposition des collectivités
locales en tant que personnel scientifique des archives,
des bibliothèques ou des musées. Du fait du rattachement
de l'architecture au ministère de la Culture, l'Ecole
d'architecture de Montpellier Languedoc-Roussillon
et les cinq services départementaux de l'architecture
et du patrimoine (SDAP) sont désormais gérés par la
DRAC pour ce qui concerne les effectifs, soit une
centaine d'agents.
Outre les services
administratifs et transversaux, les agents de la direction
régionale se répartissent principalement entre les
services du patrimoine - archéologie, conservation
des monuments historiques, inventaire général, patrimoine
ethnographique (59 agents) - et les secteurs voués
à la création, la diffusion et la pratique artistique
: architecture, arts plastiques, cinéma/audiovisuel/multimedia,
théâtre, musique et danse, musées, économie du livre
et lecture publique, action culturelle (éducation
artistique, politique de la ville et économie de la
culture ; 22 agents).
La direction régionale
des affaires culturelles s'est dotée d'un centre de
documentation, générale et patrimoniale, complété
d'une médiathèque (vidéo, CD, CD ROM), d'un point
presse et d'un accès à Internet, ouvert au public.

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