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Le Languedoc-Roussillon, comme la région
Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse, se caractérise
par une mobilité de l'emploi salarié plus
élevée et une forte spécialisation
dans les activités du tertiaire.
En effet, plus des trois quarts des
emplois sont concentrés dans le secteur tertiaire,
contre 65 % au niveau national. Le Languedoc-Roussillon
développe plus particulièrement des activités
de service, en réponse à la croissance
démographique et à l'évolution
de la consommation des ménages.
Il s'agit pour la plupart d'activités
à faible valeur ajoutée, structurées
par le secteur non marchand et le monde associatif.
L'administration, l'éducation, la santé,
l'action sociale, les services aux personnes regroupent
38 % des emplois salariés régionaux (pour
31 % au niveau national).
A l'inverse, l'industrie est sous-représentée
: 10 % des emplois régionaux.
Malgré un ralentissement, la part de l'emploi
non salarié reste importante.
A cette spécificité s'ajoutent
deux paramètres qui marquent l'économie
régionale :
- la prédominance d'établissements
de petite taille (plus d'un salarié sur deux
travaille dans un établissement de moins de
20 salariés).
- un taux de création d'entreprises
record et un taux de survie plus faible qu'au niveau
national, signe d'une régénérescence
permanente du tissu productif.
L'emploi salarié dans le secteur privé
a continué à augmenter
A la fin de l'année 2001, l'Assedic
estimait à 454 500 le nombre de salariés
dans le secteur privé industriel et commercial
non agricole de la région. Le nombre d'emplois
créés en 2001 est égal à
16 900 (+ 3,9 % en un an, pour + 1,6 % au niveau national).
Ainsi, malgré la reprise du
chômage entamée au milieu de l'année
2001 (voir ci-après) et en réponse à
la croissance démographique, l'emploi a continué
à augmenter. En cinq ans (1997 à 2001),
la région a créé plus de 78 000
emplois.
Le secteur tertiaire, avec 13 300 emplois
créés en 2001, reste le moteur de la croissance.
L'industrie, et surtout la construction,
sont également créateurs d'emploi (respectivement
1 200 et 2 400 emplois nets créés en un
an).
Tous les départements de la région
ont profité, à des degrés divers,
de l'augmentation de l'emploi (entre +2,9% et +4,6%
en un an).
En 2001, l'activité intérimaire
est restée au niveau de 2000
Pendant l'année 2001, 300 000
contrats de travail temporaire ont été
conclus dans la région, ce qui représente
une augmentation de 1,8 % par rapport à 2000.
Cette hausse légère fait suite à
la forte augmentation observée ces dernières
années.
Dans la région comme au niveau
national (+ 0,6 %), on est bien loin des augmentations
à deux chiffres de ces dernières années,
qui avaient provoqué dans la région un
doublement de l'activité intérimaire entre
1996 et 2000.
Le taux de chômage a baissé mais
reste élevé
A la fin de l'année 2001, 12,6
% de la population active du Languedoc-Roussillon était
au chômage. Avec trois départements parmi
les huit plus forts taux de chômage français,
la région Languedoc-Roussillon reste très
mal placée parmi les régions françaises,
même si elle fait un peu mieux que la région
Nord-Pas de Calais.
Dans la région, le taux de chômage
a tout de même légèrement baissé
(- 0,2 point) tandis qu'au niveau national, le taux
de chômage a peu évolué (9,0 % fin
2000 et fin 2001).
A la fin du mois de décembre
2001, la région comptait 123 500 chômeurs
disponibles immédiatement et à la recherche
d'un emploi à temps plein et à durée
indéterminée (catégorie 1). Après
trois ans et demi de baisse ininterrompue, le chômage
a recommencé à augmenter depuis août
2001, pour aboutir à une baisse globale de 0,3
% sur l'année.
La baisse annuelle pour les femmes (-
2,8 %) s'oppose à une hausse (+ 2,2 %) pour les
hommes.
Comme au niveau national, les hommes
jeunes ont été particulièrement
touchés par la reprise du chômage, malgré
les mesures de politiques d'emploi destinées
aux jeunes. Dans la région, la reprise du chômage
a été plus tardive et moins forte qu'au
niveau national.
La baisse du chômage de longue durée
s'est accentuée
Malgré une forte baisse, la part de chômeurs
de plus d'un an (31,3 %) reste supérieure à
celle observée au niveau national (29,2 %). En
Languedoc-Roussillon, cette part était de 36,1
% en décembre 2000 et 41,3 % en décembre
1999. En 2001, le chômage de longue durée
(plus d'un an) a donc continué à baisser
(- 13,4 % en un an). Le recul reste fort, en particulier
pour les demandeurs d'emploi inscrits depuis plus de
deux ans ou plus de trois ans.
Les offres d'emploi ont augmenté, surtout
en contrat à durée déterminée
Au cours de l'année 2001, 122 000 offres d'emploi
ont été déposées à
l'ANPE par des employeurs, soit une augmentation de
3,7 % par rapport aux 117 000 offres déposées
en 2000.
Cette augmentation est le fait des offres
d'emploi en contrat à durée déterminée
de moins d'un an (+ 5 800). Les offres d'emploi à
durée indéterminée, après
une forte augmentation en 2000, ont baissé d'un
millier en 2001.
Avec la baisse des offres en CDI et
en CDD de plus d'un an, les emplois durables (contrats
de 6 mois et plus) ne regroupent plus que 43 % de l'offre
d'emploi, alors que la part des emplois temporaires
(1 à 6 mois) est passée à 47 %
. En 2000, la part était de 45 % pour chacun
des deux types d'offres.
Enfin, parmi les emplois offerts, un sur dix est occasionnel
(moins de 1 mois).
Des difficultés de recrutement moins
fortes qu'au niveau national
Des difficultés de recrutement sont apparues
dans certains secteurs d'activité au début
de l'année 2000.
Si leur acuité globale est relativisée
dans la région par la persistance d'un taux de
chômage élevé, il reste que des
tensions sont perceptibles dans certains métiers
de la production agricole, de la restauration, les employés
d'hôtel et les serveurs de café-restaurant,
ainsi que des services aux entreprises et aux collectivités.
Par contre, plusieurs familles professionnelles
pour lesquelles des difficultés de recrutement
sont observées au niveau national, font l'objet
de peu de tensions dans la région : conducteur-routier,
ingénieur informaticien, employé de libre-service,
vendeur en ameublement, agent de sécurité
et de surveillance.
Ainsi, au deuxième semestre
2001, tous métiers confondus, le ratio entre
les offres d'emploi déposées à
l'ANPE et les demandes d'emploi enregistrées
n'est que de 0,36 dans la région, contre 0,51
en moyenne nationale.
Nouvelle baisse du chômage partiel
Avec 30 300 journées indemnisables
en 2001, le recours au chômage partiel a continué
à baisser en Languedoc-Roussillon (- 4,2 % par
rapport à 2000), poursuivant la baisse entamée
depuis quatre ans (il y avait eu 143 000 journées
indemnisables en 1997).
Les effectifs touchés ont baissé
encore plus fortement que le nombre de journées
(- 16,2 %), preuve que la durée moyenne a augmenté.
Moins de un salarié sur cent du secteur privé
a été touché en 2001.
Cette baisse régionale s'oppose
à la très forte hausse nationale, (+ 80
%), qui a en grande partie pour origine la conjoncture
économique difficile dans l'industrie, secteur
d'activité peu présent dans la région.
En France, plus de trois salariés du secteur
privé sur cent ont été touchés
par une mesure de chômage partiel en 2001.
Les politiques d'emploi
Depuis 1998, la territorialisation des
programmes de lutte contre le chômage de longue
durée et les exclusions a confié au niveau
local le rôle d'élaboration des projets
et les acteurs locaux sont devenus les véritables
animateurs de l'action. Dans chaque bassin, des groupes
locaux élaborent un diagnostic, qui débouche
chaque année sur des plans d'action locaux ancrés
sur les réalités économiques et
sociales de la zone.
En 2001, le programme globalisé
de lutte contre le chômage de longue durée
et les exclusions(*) a permis à près de
47 000 personnes de bénéficier de dispositifs
de formation ou de contrats aidés.
(*)Les mesures comptabilisées sont les SIFE
collectifs et individuels, les Stages d'Accès
à l'Entreprise, les Contrats Initiative Emploi,
les CES, les CEC, les Contrats Emploi Jeunes et le dispositif
Trajet d'accès à l'emploi).

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