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Le bilan d'exécution du contrat de plan Etat-région établi
par les services de l'Etat et de la Région.veut
contribuer à la transparence de l'action publique.
Il, permet d'apprécier les efforts consentis
par les deux parties pour réaliser les objectifs
communs qu'ils se sont donnés dans un cadre
pluriannuel, mais aussi les contraintes qu'ils peuvent
rencontrer.
Toutefois, il convient d'interpréter avec précaution
les éléments chiffrés contenus
dans ce bilan, et notamment les montants engagés,
compte tenu à la fois d'une méthodologie
d'élaboration empirique et, pour l'Etat, d'un
recensement plus restrictif des opérations labellisées
contrat de plan alors que la comptabilité des
collectivités locales, et donc des conseils
régionaux, autorise plus de souplesse en la
matière.
Au 31 décembre 2003, 678 millions d'euros ont été engagés
conjointement par l'Etat et la Région depuis
2000, soit 48,5% du montant initial du contrat (1443
millions d'euros), selon la répartition suivante:
L'Etat a engagé 333,1 millions d'euros, soit
43% du montant initialement inscrit au contrat. L'engagement
de l'Etat en Languedoc-Roussillon est conforme à la
moyenne nationale.
La Région a engagé 345 millions d'euros,
soit 55,4% du volet régional du contrat de
plan.
Le taux de réalisation théorique devrait être
de 57%. Aucune région ne peut cependant s'en
prévaloir. Le retard pris dès les premières
années d'exécution du contrat est une
fois de plus difficile à rattraper.
Ainsi, les sommes engagées en 2003 par l'Etat
sont en hausse de 8,6% par rapport à l'année
2002: 95 millions d'euros contre 87,5 en 2002, soit
182,5 millions d'euros et 55% du cumul engagé sur
4 ans.
Enfin, et c'est le plus important,
les montants mandatés,
autrement dit effectivement payés, s'élèvent
en 2000-2003 à plus de 400 millions d'euros
répartis comme suit:
209,5 millions d'euros mandatés par l'Etat,
190,5 millions d'euros mandatés par la Région.
Si au 31 décembre 2003 le taux de programmation
de l'Etat est en retrait par rapport à celui
de la Région (43% comparé à 55,4%),
son taux de mandatement lui est supérieur de
7 points, soit 62,9% comparé à 55,2%
pour la Région.

Etat d'avancement du contrat par grands objectifs

"Soutenir
la création d'activité, de richesses
et d'emplois"
La mise en œuvre
du premier objectif du contrat de plan est satisfaisante
avec, sur 2000-2003:
- un taux d'engagement des crédits de 46% pour l'Etat et 55,6% pour la
Région,
- un taux de mandatement de 55,4% pour l'Etat et 64,1% pour la Région.
Les montants engagés en 2003 par l'Etat pour
soutenir les technologies (mesure I) s'élèvent à plus
de 3 millions d'euros. Plus de 9,3 millions d'euros
ont été payés par l'Etat sur 2000-2003,
pour un taux de mandatement qui avoisine les 87%.
L'Etat a engagé en 2003 1,9 millions d'euros
sur la mesure II relative à la diffusion des
compétences en faveur de la compétitivité des
entreprises, en hausse de 23% par rapport à 2002.
En un an, 17% de l'enveloppe affectée par l'Etat à cette
mesure ont été payés. Les taux
de mandatement de l'Etat et de la Région sont élevés, à respectivement
77 et 78%.
Le
niveau de programmation des actions en faveur du
secteur agricole (mesure IV) est
comparable entre
l'Etat et la Région avec des taux d'engagement
de respectivement 48% et 54% sur la période
2000-2003.
Les
flux de financement de l'Etat sur la mesure forêt et filière bois (mesure
V) sont
en hausse de 15% par rapport à l'année
2002.
Sur le volet tourisme (mesure
VI),
656 000 euros ont été engagés
par l'Etat en 2002 contre plus d'un million d'euros
en 2003, pour
un taux d'engagement global de 38%.
"
Optimiser les compétences"
Concernant
le deuxième objectif
du contrat de plan:
- l'Etat a engagé 52% et payé 57,5% des
crédits engagés,
- la Région respectivement 66% et 44,6%.
Sur la mesure
VII dotée de 97,2 millions
d'euros et regroupant les actions visant à développer
le potentiel scolaire et universitaire du Languedoc-Roussillon,
le taux d'engagement de l'Etat s'élève à 54,5%
et à 42,3% pour la Région. Depuis 2000,
près de 53 millions d'euros ont été engagés
par l'Etat, soit 54,5% de son enveloppe initiale. L'Etat
a par ailleurs payé 16,7 millions d'euros en
4 ans, la Région près de 3 millions d'euros.
Sur le volet formation et emploi
(mesure VIII), l'Etat a engagé en 2003 2,2 millions d'euros.
Les taux de mandatement de l'Etat et de la Région
sont comparables à hauteur de respectivement
73,7% et 79,1% sur 2000-2003.
En matière de recherche (mesure
IX), les sommes
engagées par l'Etat en 2003 sont en hausse de
49% par rapport à 2002 et représentent
plus du quart de son enveloppe initiale. Avec un taux
de mandatement de 93%, l'Etat avait payé entre
2000 et 2003 22,3 millions d'euros. La Région,
avec 8,5 millions payés, affiche un taux de
mandatement de 20%.
Sur
la mesure X consacrée à la diffusion
culturelle, l'Etat et la Région ont payé en
4 ans un même montant : 10,4 millions d'euros,
correspondant à des taux de mandatement de respectivement
69% et 62% des crédits contractualisés.
"
Valoriser la qualité de l'espace et son accessibilité"
Dans le cadre du
3ème objectif:
- l'Etat a engagé 37% et payé 69,8% des crédits engagés,
- la Région respectivement 44% et 58,3%.
Dans le secteur de l'environnement
et du patrimoine naturel (mesure XII), le cumul des
paiements de l'Etat
n'atteint que 4,9 millions d'euros sur une maquette
financière de 37,5 millions d'euros. L'Etat
reste notamment dans l'attente de la part des maîtres
d'ouvrage des dossiers relatifs à la prévention
des inondations.
Sur
le littoral (mesure
XIII), l'engagement
de l'Etat a été en 2003 plus du double de ce qu'il
avait été en 2002, alors même que
plusieurs grands projets d'investissement seront financés,
notamment le lido de Sète à Marseillan.
Le cumul des paiements atteint sur 2000-2003 13 millions
pour la Région et 2,3 millions d'euros pour
l'Etat.
Hors CPER, le CIADT du 13 décembre 2002 a créé une
Dotation de gestion intégrée du littoral,
la DGIL, dotée de plus de 25 millions d'euros
sur la période 2003-2006, qui doit être
complétée par un montant identique apporté par
la Région.
Avec
36 millions d'euros engagés en 2003,
l'Etat a multiplié par 3 son effort en faveur
des transports (mesure XIV) par rapport à 2002.
Sur 4 ans, les taux d'engagement
de l'Etat et de la région sont équivalents, à 38%,
mais en paiement, l'Etat affiche un taux de 77% et
la Région de 59%.
L'Etat finance en totalité, hors contrat de
plan, plusieurs opérations structurantes, notamment
le programme A75 pour lequel 37 millions d'euros ont été programmés
en 2003 et 49 millions payés.
En conclusion, l'année 2003 a été marquée
pour l'Etat par un effort de rattrapage du retard des
3 premières années d'exécution
du contrat de plan qui reste à poursuivre.
Les contraintes du budget de l'Etat,
comme parfois celles des budgets des régions, laissent à penser
que certaines opérations ne seront réalisées
qu'avec un certain décalage dans le temps.
Les discussions en cours pour établir un avenant
au contrat de plan devraient permettre les ajustements
nécessaires à budget constant, en prenant
en compte quelques redéploiements.
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